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La peinture au plomb

Le plomb est un toxique. L’intoxication aiguë par le plomb, appelée saturnisme, touche près de 85 000 enfants de 1 à 6 ans en France (expertise collective de l’INSERM de 1999).

Parce que l'intoxication par le plomb, appelée saturnisme, a des conséquences graves sur le développement psychomoteur de l'enfant, il est indispensable de la repérer et de la prendre en charge le plus tôt possible.

S'il existe plusieurs causes d'intoxication par le plomb, le saturnisme est essentiellement une maladie de l'insalubrité qui peut concerner les enfants et les femmes enceintes habitant dans les immeubles anciens et dégradés, construits avant 1949.

Le Diagnostic Constat de Risque d'Exposition au Plomb (CREP)

En cas de vente de tout ou partie d’un immeuble d’habitation (collectif ou individuel) construit avant le 1er janvier 1949, quelque soit sa situation géographique sur le territoire national, le vendeur a l’obligation d’annexer un constat de risque d’exposition au plomb (CREP) à la promesse de vente ou, à défaut de promesse, à l’acte authentique. A défaut, aucune clause d’exonération de la garantie des vices cachés ne peut être stipulée à raison des vices constitués par le risque d’exposition au plomb.

A partir de novembre 2007, le CREP est réalisé par une personne certifiée et assurée conformément aux articles L.271-4 à L. 271-6 du code de la construction et de l’habitation.

Si le diagnostic constate l’absence de revêtements contenant du plomb ou la présence de revêtements contenant du plomb à des concentrations inférieures aux seuils définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au CREP, il n’y a pas lieu de faire établir un constat à chaque mutation (vente), le constat initial étant joint au dossier de diagnostic technique. Dans le cas contraire, le constat doit avoir établi depuis moins d’un an à la date de la promesse et de l’acte authentique de vente.

Si le bien immobilier concerné est affecté en partie à des usages autres que l’habitation, le CREP ne portera que sur les parties qui sont affectées à l’habitation. Dans les locaux annexes de l’habitation, le CREP porte sur ceux qui sont destinés à un usage courant (buanderie par exemple).

Si le constat met en évidence la présence de revêtements dégradés contenant du plomb, le propriétaire doit informer les occupants et les personnes amenées à faire des travaux dans l’immeuble ou la partie d’immeuble concerné et procéder sans attendre aux travaux appropriés pour supprimer le risque d’exposition au plomb, tout en garantissant la sécurité des occupants. En cas de mutation cette obligation est transférée au nouveau propriétaire.

Le constat est immédiatement transmis au préfet par le diagnostiqueur s’il fait apparaître la présence de facteurs de dégradation du bâti, tels que définis par l’arrêté du 25 avril 2006 relatif au CREP (par exemple, plancher ou plafond menaçant de s’effondrer ou effondré, moisissures ou tâches d’humidité).

Le diagnostiqueur doit impérativement posséder un outil adapté et être certifié.

Déroulement du diagnostic

A l'aide d'un outil radioactif, le diagnostiqueur certifié et assuré doit faire des mesures sur tout escalier, plinthes, parquet, plafond et sur chaque face de mur, portes, fenêtres, volets, boiserie etc.... . Le diagnostic est long à réalier, en effet sur une maison de 110m², il peut y avoir jusqu'a 300 mesures ( 3 à 5 secondes par prise de mesure). Le diagnostiqueur doit réaliser le rapport qui comportera un tableau de mesures et un croquis de de repérage.

Vous comprendrez donc qu'il est impossible de réaliser ce diagnostic en 30 minutes

Les écailles de peinture ont un goût sucré. Les enfants aiment le sucre...

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COPROPRIETE

Le constat de risques d’exposition au plomb dans un immeuble en copropriété affecté en tout ou partie à l’habitation construit avant le 1.1.49

L’établissement d’un CREP portant sur les parties à usage commune est obligatoire pour les copropriétaires indépendamment de toute transaction immobilière dans trois cas :


-  préalablement à l’exécution de travaux portant sur les parties à usage commun d’un immeuble collectif affecté à l’habitation, et pouvant entraîner une altération substantielle des revêtements. Sont visés les travaux susceptibles de produire des poussières ou écailles de peinture (comme les travaux comportant la création d’ouvertures, la rénovation ou le remplacement d’une huisserie par exemple).


-  en l’absence de travaux, les revêtements des parties à usage commun devront avoir fait l’objet au plus tard le 12.8.08 d’un constat de risque d’exposition au plomb.


-  le logement est situé dans une zone pour la réalisation d’une opération programmée d’amélioration de l’habitat (OPAH) et bénéficiant de subventions de l’ANAH pour sortie d’insalubrité ; l’immeuble doit être affecté à un usage d’habitation. Le CREP doit ensuite être transmis à l’ANAH en préalable à la détermination des travaux subventionnés.

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